Comment investir dans le vin, aperçu des différents acteurs

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Nous l’avons vu dans le précédent article, bien que n’étant pas cet investissement miracle et sûr que certains conseillers en manque de relais de croissance voudraient nous vendre,  investir dans le vin reste toutefois une diversification intéressante. Dans cet article nous allons présenter de quelles manières il est possible de réaliser cet investissement.

Achat de vin sur le web

Les sites de ventes en ligne de vins sont légion, que ce soit pour acheter du vin à prix fixe ou aux enchères. Certains proposent de jouer les intermédiaires entre acheteurs et vendeurs, garantissant l’authenticité des produits avec leurs descriptions et organisant ventes et livraisons. D’autres offrent également d’assurer le stockage de votre vin dans les conditions optimales. Enfin, il est également possible de confier l’ensemble de la gestion : choix des vins, stockage, revente à un intermédiaire.

Acheter dans les salles aux enchères

Chaque semaine des dizaines de ventes aux enchères sont organisées. Que ce soit auprès des maisons le plus prestigieuses comme Christie’ s ou Drouot, ou dans des salles de ventes plus proches de chez vous, il est possible de faire de bonnes affaires. Mais attention, les pièges sont aussi nombreux et estimer la juste valeur d’une bouteille demande souvent une grande expertise : état de la capsule, de l’étiquette, niveau du liquide…

Pour trouver ces ventes aux enchères, le web peut à nouveau vous aider. Voici une sélection de sites indiquant dates et lieux des enchères :

Note sur les vins primeurs

Cette formule consiste à investir avant même que le vin ne soit élevé et mis en bouteille. C’est donc un acte très risqué, car uniquement basé sur la réputation d’un château et sur l’avis des critiques ayant pu goûter cette première mouture. Le but de l’exercice étant de rémunérer ce risque par une décote suffisamment importante. En 2011 certains vins primeurs de Bordeaux parmi les plus réputés ont connu une descente aux enfers enregistrant des baisses pouvant aller jusqu’à 64 %.

Achat indirect via la détention d’OPCVM

Les promoteurs de produits d’investissement sont toujours prompts à s’adapter à la demande.La maison de gestion « La Financière d’Uzès » vient de lancer un fonds commun de placement spécialisé dans le vin.

Le prospectus indique que ce fonds a pour vocation d’être investi au moins 50 % dans des grands vins de Bordeaux et de Bourgogne, et 50 % dans les autres secteurs géographiques en France ou à l’étranger.

À première vue une bonne solution pour profiter de ce marché, on peut toutefois relativiser l’intérêt de cet OCPVM en raison de ses frais et de son manque de souplesse. S’offrir l’expertise de spécialistes et une gestion passive se fait aux conditions suivantes :

  • Ticket entrée minimal : 6 parts de 5000 € chacune
  • Frais d’entrée : 4 % maximum
  • Frais de gestion : 3.5 % maximum
  • Commission de surperformance : 25 %
  • Commission de sortie : 5 % la 1ère année, 4 % la 2nd, 3 % la 3ème, 2 % la 4ème, 1 % la 5ème, puis 0 %
  • Sortie maximale : 20 % des actifs par an

Pour aller plus loin

Il est très important de bien choisir son intermédiaire pour se lancer dans l’achat de vin. Les arnaques sont légions : fausses bouteilles, livraison du mauvais millésime, bouteilles ne correspondant pas à leurs descriptions… Les escrocs ne manquent pas d’imagination sur ce secteur extrêmement rémunérateur. Il est en effet beaucoup plus simple de contrefaire des étiquettes de vin, que des billets de banque.

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