Présentation du Volontariat International en Entreprise ou VIE

Le Volontariat International en Entreprise est une forme de service civique effectué à l’étranger auprès d’une société française implantée dans un pays tiers et/ou désireuse de s’y implanter. Les VIE sont administrées par Ubifrance et le volontaire est placé sous la responsabilité de la mission économique du pays auquel il est affecté.

À qui s’adresse le Volontariat International en Entreprise ?

Le VIE est accessible pour tous les Français de 18 à 28 ans (à la date de signature du contrat avec UbiFrance) et les ressortissants des 30 États membres de l’Espace Economique Européen (UE + Islande, Liechtenstein et Norvège).

Chaque postulant au VIE doit avoir rempli les obligations du Service National de son pays : recensement après sa 16ème année, et participation à la « journée d’appel à la défense ». Aussi, un seul VIE par citoyen étant possible, il est obligataire de ne pas avoir effectué de VIE pour pouvoir être éligible.

Le VIE peut durer de 6 mois minimum à 24 mois maximum, la durée peut être étendue une fois dans la limite des 24 mois maximum.

Statut et droits du VIE

Le VIE en mission est placé sous l’autorité du Ministère de l’Économie, des Finances et du Commerce extérieur. Ubifrance (L’Agence pour le Développement International des Entreprises) est l’interface entre le volontaire, son entreprise et l’autorité ministérielle.

Ubifrance se charge de mettre en place la protection sociale du VIE : maladies, accidents et tous évènements indépendants de sa volonté pour subvenir au cours de la mission du volontaire.

Le volontaire est alors en contrat avec Ubifrance et non avec l’entreprise qui l’emploie et perçoit des indemnités (non imposables) et non un salaire.

Suite à sa mission, le VIE n’a pas de droit au chômage de par la qualité de sa rémunération, cependant sa période passée en VIE est assimilée à une période d’assurance pour l’ouverture et le calcul des droits à la retraite.

Le VIE a droit à 2,5 jours ouvrés par mois de congés et chaque congé pris nécessite l’approbation du responsable désigné de l’entreprise.

Une partie de la période de VIE peut être effectuée en France, dans la limite de 165 jours (soit 5 approximativement 5 mois) par an.

Enfin, la société faisant appel au VIE doit obligatoirement fournir un billet d’avion aller/retour. Libre au volontaire de négocier d’autres émoluments avec l’entreprise : billets avions pour les vacances, logement sur place, etc …

Civiweb, l’interface entre l’offre de VIE et les postulants

L’interface Civiweb a été créée afin que les entreprises postent leurs offres de VIE et que les intéressés postulent auprès de ces dernières. L’usage de cette interface est simple, il faut préalablement remplir son profil et mettre en ligne son CV, ses coordonnées et y télécharger son attestation de participation à la journée d’appel à la Défense.

À partir de là, les postulants peuvent sélectionner les offres de VIE qui les intéressent, avoir accès aux profils recherchés et aux descriptifs du poste ainsi que les coordonnées du responsable du recrutement pour l’entreprise concernée.

Il est bon de savoir qu’il y a un très grand nombre de postulants, et bien que de nombreuses nouvelles offres de VIE soient postées quotidiennement, seul un nombre restreint de postulants obtiendra un poste. En moyenne, une entreprise reçoit entre 80 et 150 CV pour chaque offre qu’elle aura postée.  

Les indemnités des VIE sont très inégales en fonction des pays

Le montant des indemnités est établi par arrêté trimestriel du Ministère des Affaires étrangères, et du ministre délégué au Budget.

Les indemnités perçues par le volontaire sont décomposées en deux éléments :

  • l’élément commun à tous les VIE d’un montant de 715,38 euros au 1er janvier 2013.
  • L’élément dit « géographique » apparaît comme étant déterminé selon 3 critères : le risque du pays, le coût de la vie, et le cours de l’euro par rapport à la monnaie locale.
  • Lorsque le logement est assuré par l’entreprise, l’élément « géographique » est sujet à un abattement de 20 %.

Ainsi, en fonction des pays d’affectations le volontaire ne percevra pas la même indemnité, avec des écarts pouvant être particulièrement importants. Notons, par exemple que l’indemnité la plus faible est celle de la Tunisie (élément commun + éléments pays) avec 1352 € et l’indemnité la plus élevée est celle de l’Angola avec 3 806 €.

Certaines incohérences sont toutefois notables, le VIE affecté à la Suède recevra la même indemnité que celui affecté à la République Dominicaine ou au Mexique. Celui affecté dans certaines villes des USA (Boston, Washington, Miami, Chicago) recevra la même indemnité que celui affecté en Libye, Birmanie ou encore Mongolie.

De même,  la Tunisie est le pays ou l’indemnité est la plus faible alors qu’il n’est ni celui ou le coût de la vie est le moins élevé, ni celui ou le rapport Euro/monnaie locale est le plus défavorable. Sans compter qu’à l’heure actuelle, il semble un de ceux ou la conjoncture politico-sociale est la plus incertaine.

Gestion des conflits et interruption de la mission de VIE

Le volontaire en cas de conflit sera en situation de faiblesse par rapport à son employeur,  hormis le cas où la société ne respecte pas les engagements stipulés dans sa convention avec Ubifrance.

En effet, il semblerait qu’il y ait très peu de recours offerts au volontaire et l’arbitrage en cas de conflits; la décision finale qui semble le plus souvent être adoptée est la rupture anticipée du contrat. Bien évidemment, sans indemnisation.

Hormis la situation de conflit entre l’employeur et le volontaire arbitrée par Ubifrance, les interruptions peuvent également être justifiées par un cas de force majeure, le non-respect par l’entreprise des clauses de la convention signée avec Ubifrance et la faute grave.

La mission peut également être interrompue dans l’intérêt du service ou de l’entreprise sous présentation de justificatifs de cette dernière avec un préavis d’un mois. Inversement à la demande du volontaire avec un préavis de 3 mois dans le cadre où il peut justifier d’un nouvel emploi commençant au cours de sa période de VIE.

Pour conclure

De par l’attractivité de ce type de contrat auprès des entreprises, le VIE semble être un bon moyen mis à disposition des jeunes diplômés de se voir offrir une expérience à l’étranger dans leur domaine de compétence, alors qu’un contrat d’expatriation (voier même de droit local) demande bien souvent plus d’années d’expérience. C ‘est certes un statut un peu précaire, mais qui permet pour beaucoup de volontaires de mettre un premier pas dans l’entreprise et de se voir offrir par la suite un poste.

 



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