Investir dans la valeur, un investissement risqué ?

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[vc_row][vc_column][vc_column_text]En matière d’investissement, on considère souvent que la rémunération est le corollaire du risque. En ce sens, plus un placement est rémunérateur, plus le risque pris est grand. Est, c’est de cette manière qu’est perçu l’investissement dans la valeur. Le Brandes Institue, société spécialisée dans le conseil en investissement et la gestion d’actifs, a voulu vérifier cette affirmation en étudiant ce type de placement sur plus de 40 ans et en le comparant à une autre technique d’investissement. Les conclusions sont sans appel.

L’étude réalisée par le Brandes Institute : « Value vs Glamour : A Global Phenomenon »

le Le Brand Institute est le département recherche de la société Brandes Investment Partners, spécialisée dans le conseil en investissement et la gestion d’actifs auprès d’une clientèle composée d’institutionnels et de particuliers.

Ce document reprend un travail de recherche réalisé par Josef Lakonishok, Andrei Shleifer, et Robert Vishny pour l’Université de Chicago étudiant le rendement et le risque de placements mobiliers valeur ou croissance entre 1968 et 1993 sur le NYSE et l’AMEX. Le Brandes Institute a dans un premier temps cherché à valider le document original, puis a étendu la comparaison géographiquement à 23 marchés mondiaux ainsi que temporellement de 1968 à 2010.

Construction des portefeuilles tests

Les sociétés composant le panel sont classées en déciles selon leur degré d’appartenance à l’école de la croissance (décile 1) ou de la valeur (décile 10). Les critères de mesures se basant sur les ratios : cours/valeur comptable, cours/capacité d’autofinancement, cours/bénéfice, ainsi que l’évolution du chiffre d’affaires. Les sociétés ont été réévaluées chaque année et les déciles équilibrés pour former des groupes de même importance. Enfin, les auteurs ont retenu la performance moyenne sur 5 ans de chaque société composant un décile pour établir la comparaison : valeur (value)/croissance (Glamour).

Les résultats

Le premier graphique porte uniquement sur les marchés américains et compare la performance annualisée de chaque décile, toutes capitalisations confondues.

 

investissement dans la valeur

 Figure 1: Rendements moyens sur 5 ans annualisés, marchés américains, du 30 avril 1968 au 30 avril 2010, Déciles cours/valeur comptable, toutes capitalisations confondues.

La figure 1, nous indique que le rendement moyen sur 5 ans annualisés est de 6,5 % pour le décile 1 et de 15,6 % pour le décile 10, représentant une performance cumulée de respectivement 37,3 % pour les sociétés de croissances et 106,1 % pour les sociétés valeurs. 

Figure 2 : Rendements moyens sur 5 ans annualisés, marchés mondiaux, du 30 juin 1980 au 30 juin 2010, Déciles cours/valeur comptable

Cherchant à déterminer si ce phénomène se retrouve à l’échelle globale, le Brand Institute a étendu ses recherches pour englober les sociétés de 23 pays. Comme présenté dans la figure 2, le schéma constaté aux États-Unis se répète à l’échelle mondiale.

Le rendement annualisé procuré par les sociétés valeurs surperforme celui des sociétés croissances, quelles que soient leurs tailles. Ainsi, les sociétés de grandes capitalisations regroupées dans le décile 1 (croissance) ont connu un rendement moyen annualisé de 9,3 %, contre 15,3 % pour les sociétés du décile 10 (valeur).

investissement dans la valeur

 Figure 5 : Rendements moyens sur 5 ans annualisés, du 30 juin 1980 au 30 juin 2010, Déciles cours/valeur comptable (P/B), cours/capacité d’autofinancement (P/CF), cours/bénéfice (P/E)

La figure 5 illustre la surperformance du rendement des sociétés valeurs quel que soit le critère de mesure choisi pour déterminer leur appartenance au groupe croissance ou valeur. La surperformance moyenne étant de 7,1 %, l’écart le plus faible bien que largement significatif se retrouvant dans les sociétés classées d’après leurs valeurs comptables (P/B).

Enfin, le Brandes Institute s’est attaché à déterminer si cet écart de performance se faisait en contrepartie d’un risque plus important. Pour cela, les auteurs ont utilisé deux indicateurs fréquemment employés pour quantifier le risque d’un portefeuille et la volatilité de valeurs mobilières : le ratio de Sharpe et l’écart type.

 

investissement dans la valeur

 Tableau 2 : Décile par Décile, rendements moyens sur 5 ans annualisés, écart type et ratio de Sharpe, du 30 juin 1980 au 30 juin 2010

Ce que l’étude démontre

Le tableau 2 permet de démystifier l’idée reçue qui voudrait que l’investissement dans la valeur puisse procurer des rendements supérieurs à un investissement sur la croissance au prix d’une volatilité et d’un risque plus important.Les valeurs calculées par le Brandes Institute tant au niveau de l’écart type que du ratio de Sharpe invalident ce principe. Pour des rendements bien supérieurs, la volatilité constatée de sociétés valeurs est au pire égale, voire bien moindre que la volatilité des sociétés de croissance, et ce quelque soit la capitalisation des entreprises observées. Cette constatation est d’autant plus prononcée en ce qui concerne le risque, où les sociétés valeurs présentent de bien meilleurs résultats que les sociétés croissances.

Lire la suite : Pourquoi l’investissement dans la valeur est oublié

Voir le sommaire du dossier : L’investissement dans la valeur
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