Loi Macron et assurance vie : le meilleur des deux mondes

La nouvelle taxe sur l’épargne sera sans doute sujette à des évolutions à court terme. Dans tous les cas, la volonté du législateur est d’orienter nos économies vers de nouvelles classes d’actifs et notamment les entreprises cotées. D’ores et déjà, il faut combattre quelques idées fausses sur le produit d’épargne préféré de nos concitoyens.

1ère fausse idée : « l’assurance vie ne rapporte plus rien »

Produit phare de l’épargnant français depuis 30 ans (1600 milliards d’euros d’encours dont 18 % en unités de compte), l’assurance vie ne collecte plus autant que par le passé. Pire, les sorties (décès, rachats) sont supérieures à la collecte nette.

En cause, la faiblesse des taux d’intérêt qui impactent directement la rémunération des taux garantie, et qui sont source de confusion pour l’épargnant. Ce dernier considère à tort qu’un contrat d’assurance vie est un contrat à taux garanti.

Bien que 80 % des encours détenus par les établissements financiers sont en fond euros, l’assurance vie n’est en réalité qu’un véhicule permettant un accès à toutes les familles d’investissements. La gamme de contrats la plus récente proposée par les réseaux indépendants (courtiers, CGPI, CIF) offre un accès et un choix quasi infini de supports d’investissement (immobilier, monétaire, action, obligation, ETF, etc.).

Les cabinets les plus structurés ont des outils d’aide à la décision permettant des allocations sur mesure en rapport avec les objectifs de chaque épargnant. À la clef, des résultats bien meilleurs en termes de rémunération et une meilleure communication financière. C’est donc bien un problème d’éducation et d’information économique de l’investisseur. Et il ne faut pas compter sur le réseau bancaire pour améliorer cette information. Premier pourvoyeur de contrats mal rémunérés, opaques et pour la plupart en déshérence, le modèle de la bancassurance est à bout de souffle tant sur le plan réglementaire que sur le plan économique.

2ème fausse idée : se référer aux articles de presse

La plupart des quotidiens y compris la presse spécialisée, ont bien souvent une lecture très imprécise de l’assurance vie. Ils participent à la méconnaissance du fonctionnement des contrats cités plus haut. Cette presse n’échappe pas à la sous-éduction des Français en matière financière. Ces derniers considèrent l’immobilier comme un investissement sans risque (jusqu’au prochain krach !) et à contrario la bourse comme un placement dangereux. La plupart des épargnants ne savent pas faire la différence entre une action et une obligation. Dans le même temps, les fonds d’investissements étrangers détiennent, en 2018, 45% des entreprises françaises du Cac40.

Bien leur en prend puisque des sociétés comme Air Liquide ont des rendements moyens depuis 1 siècle d’environ 12% par an. On peut aussi citer le secteur du Luxe, ou des sociétés comme LVMH a triplé son cours en 10 ans. Ainsi, l’agriculteur suédois, le chef d’entreprise suisse, ou bien le chauffeur de taxi New-Yorkais profitent de cette méconnaissance et laissent l’épargnant français à ses livrets à 0,75% ou ses fonds euro à 2%.

3ème fausse idée : la nouvelle fiscalité est pénalisante pour l’assurance vie

Petit rappel : à partir de 150 000 € d’encours, les plus-values, tout contrat d’assurance vie confondu sont assujettis à compter du 27/09/2017 à un prélèvement unique de 30%.

Pour mémoire, ce prélèvement est valable pour la totalité des produits d’épargnes hors livrets et produits d’épargne retraite. Mais à la différence de ces produits, l’assurance vie permet toujours à l’épargnant de choisir son option fiscale entre son impôt sur le revenu et le prélèvement libératoire. Pour autant, les dispositions actuelles en apparence simple sont en réalité complexes dans leur mise en œuvre pour les contrats existants. Ils feront sans aucun doute l’objet d’amendements ou d’aménagements à travers des décrets d’application.

Retenons qu’il est vivement conseillé en attendant l’éclairage du législateur de préférer l’ouverture de nouveaux contrats plutôt que de reverser sur des contrats existants. La nouvelle taxe sur les plus-values de l’ensemble des produits d’épargne est en réalité plus attractive que l’ancienne fiscalité des contrats d’assurance.

Enfin, les dépositions fondamentales de l’assurance vie restent inchangées et n’ont pas d’équivalents en termes d’avantages par rapport aux produits d’épargne.

Les bonnes questions à se poser si vous détenez un ou plusieurs contrats d’assurance vie

Vos contrats sont-ils encore rentables ?
Sont-ils correctement suivis par votre intermédiaire ?
Vous donnent-ils accès à la multi gestion ?
Autant de d’éléments à étudier en 2018 si l’on a pour objectif de préserver son épargne de l‘inflation. Il est indispensable d’être suivi par un professionnel susceptible d’analyser correctement votre situation. Ce dernier doit être indépendant (courtier ou conseiller en gestion de patrimoine) et suffisamment structuré pour pouvoir vous assister efficacement.

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